Posez votre question

Vous souhaitez obtenir plus de renseignements sur nos outils ou toute autre information.

Mon enfant a de grandes difficultés en calcul

Retour sommaire

 L'apprentissage du calcul est complexe, il met en œuvre plusieurs types de connaissances et de raisonnement. Pour additionner, soustraire, multiplier et diviser les nombres, il faut apprendre que la quantité (trois) peut être représentée par des chiffres arabes (3), par des lettres « t r o i s », connaître des faits arithmétiques (ex. : 3 + 2 = ?) apprendre des algorithmes ou des procédures de résolution (résoudre une soustraction, prendre en compte la retenue, etc).
En maternelle, les enfants apprennent à compter, à dénombrer les quantités, à faire des comparaisons : plus, moins, pareil, différent,… Ils apprennent à lire les chiffres et apprennent par cœur la suite verbale numérique « un, deux, trois….. Ce n’est qu’au moment du CP, que tous ces acquis de maternelle vont servir pour apprendre à calculer. Avant six ans, il n’est donc pas anormal qu’un enfant ne sache pas résoudre de tête une addition ou une soustraction même s’il sait déjà lire les chiffres. Entre six, sept ans, l’enfant apprend les tables d’additions et apprend à résoudre des additions et les soustractions. Il compte volontiers sur ses doigts. Les doigts peuvent donc à cet âge se révéler une aide précieuse au calcul et donc ne pas être « réprimés ».

 

Compter sur ses doigts est donc bien ?
Beaucoup d’enfants de CP compte sur les doigts. Cela les aide à mieux visualiser le sens des opérations : additionner, soustraire. Cela leur permet d’expérimenter et pratiquer. L'enfant apprend aussi les tables d’additions et de soustraction ce qui permet de résoudre des calculs simples en activant la mémoire (5-3= ?, 4 + 4 = ?). Le calcul s’appuie sur cet apprentissage « par cœur » de faits arithmétiques. Donc, en les apprenant, il a de moins en moins besoin de compter sur les doigts. La connaissance de ces faits arithmétiques va servir pour apprendre les règles de calcul.

 

Calculer, c’est donc aussi apprendre comment on s’y prend pour additionner et soustraire ?
Comme pour l’orthographe, le calcul passe par l’apprentissage de règles (qu’on appelle algorithmes). On s’y prend toujours de la même manière pour réaliser, par exemple, une soustraction de plusieurs nombres, pour disposer et prendre en compte les retenues. Cet apprentissage débute au CE1, l’enfant apprend comment résoudre des additions, des soustractions à plusieurs nombres avec des retenues. Plus tard, il apprendra comment s’y prendre pour multiplier et, ensuite, pour diviser.

 

Donc pour calculer ?
Il faut connaître les faits arithmétiques et les algorithmes de résolution des opérations. Ces apprentissages prennent du temps. Mais, entre huit et neuf ans, quand l’enfant est en CE2, le calcul repose sur ces deux connaissances, c'est aussi à cet âge que l’on peut voir les difficultés résumées sous le terme de dyscalculie.

 

C’est quoi la dyscalculie ?
C’est à partir de huit ans, quand l’enfant est au CE2, que l’on peut parler de dyscalculie si les difficultés sont importantes et que par ailleurs dans d’autres registres scolaires l’enfant se débrouille mieux, en lecture par exemple. Le terme de dyscalculie est un terme médical relevant d'un diagnostic.

 

Qui consulter, pour quoi faire ?
Si l’enfant a eu des difficultés de langage oral en maternelle, s’il a aussi des difficultés en lecture, il est important de faire le point : Le Centre de référence pour les troubles d’apprentissage est conseillé car des aménagements scolaires sont à prévoir.
Si l’enfant donne l’impression de peiner uniquement en calcul, il est utile de contacter le médecin de l'enfant pour qu’il prescrive un bilan orthophonique qui permettra d’avoir des idées précises sur les difficultés en calcul, en fonction des habiletés de langage oral et de lecture que l’orthophoniste explorera également, ce bilan orthophonique pourra au besoin déboucher sur une prise en charge spécifique (l'idéal étant de trouver un orthophoniste spécialisé en logico-mathématiques).