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Mon enfant a beaucoup de mal à lire

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 L’apprentissage de la lecture est abordé en Grande Section de Maternelle par des jeux d’étiquettes dans lesquels il faut reconnaître les prénoms de camarades de classe, les jours de la semaine, etc. Mais c’est surtout au CP que débute le « véritable » apprentissage de la lecture. Entre six et sept ans, l’enfant apprend à lire par la méthode qui consiste à associer des lettres aux sons, les syllabes aux sons. L’écolier peut associer plusieurs syllabes et lire des mots fréquents (articles, prépositions). Il a besoin aussi de connaître son alphabet. Avec la pratique, l’écolier, à la fin du CP, est capable de lire des mots, des syllabes, en convertissant les lettres en sons. Au CP, le déchiffrage et les opérations de conversion « lettres-sons » sollicitent de la part de l’enfant beaucoup d’énergie et d’attention. Il est donc normal que l’élève de CP ne lise pas d’une manière fluente (comme un adulte) et bute sur les mots.

 

Quand parle-t-on de dyslexie ?
Le simple fait que l’enfant de sept, huit ans, ne lise pas encore de manière fluide, en ne respectant pas bien les intonations, les points et les virgules, ne fait pas de lui un dyslexique, pas plus que l’enfant qui bute encore sur des mots de quatre ou cinq syllabes ou les dernières phrases d’un texte d’une vingtaine de lignes. C’est plutôt à partir de huit ans que l’on peut évoquer l’éventualité d’une dyslexie quand l’enfant a vraiment beaucoup de mal à lire. Mais attention, le terme de dyslexie relève d'un diagnostic médical qui a une définition précise.
Comme signe d’alerte, on retient surtout le fait que l’élève au CE1 bute sur la lecture de mots, même après plusieurs lectures de ces mêmes mots et qui lit avec difficultés des mots simples inventés (ou pseudo-mots), alors que dans d’autres matières scolaires (hormis l’orthographe) il n'a pas de difficultés particulières. Le fait aussi que l’enfant rechigne à lire en disant, « C’est trop dur ».

 

Qui consulter et pourquoi faire ?
Commencer par en parler avec le médecin scolaire (ou le médecin de l'enfant) qui seront à même d'apprécier si une consultation spécialisée (neuropédiatre ou pédopsychiatre) est nécessaire ou si la prescription d’un bilan orthophonique suffit. Ce bilan pourra déboucher sur une prise en charge orthophonique adaptée.

 

Quand l’enfant a parlé tard aura-t-il forcément du mal à apprendre à lire ?
Pas forcément, cela dépend avant tout du type de difficultés en langage oral que l’enfant a eu.
Un simple retard de parole, un défaut d’articulation n’empêche pas d’apprendre à lire correctement ; de plus, l’accès à la lecture (à haute voix) a des vertus thérapeutiques sur les difficultés de prononciation : la lecture aide l’enfant à mieux articuler.
En revanche, quand les problèmes de langage oral relèvent (ou relevaient) de la phonologie, l’apprentissage de la lecture peut s’avérer très difficile. Dans ce cas, il est recommandé d'être très vigilant. En effet, les difficultés de langage oral, même résolues, peuvent retentir sur l'apprentissage de la lecture.
Il peut parfois être très utile de recourir à une méthode plutôt gestuelle pour aborder l’apprentissage de la lecture. La plupart des orthophonistes connaissent cette méthode dite « mimo-gestuelle » de même que certains enseignants de CP.