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Mon enfant a une dyspraxie
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La dyspraxie est reconnue par de nombreux cliniciens travaillant avec les enfants en difficultés mais elle n’est pas encore recensée comme telle dans la nomenclature internationale (DSM-IV). La CIM-10 (autre classification internationale) admet que la maladresse motrice soit associée à un certain degré d’atteinte des fonctions visuo-spatiales. Les critères diagnostiques restent ceux du TAC. L’enfant dyspraxique n’est pas forcément malhabile ou maladroit ; ses gestes peuvent être bien coordonnés. Les difficultés touchent la représentation mentale (ou la construction mentale) de l’espace, quand il faut copier des formes géométriques, réaliser des puzzles par exemple, mais aussi pour s’habiller quand il faut anticiper la position d’un vêtement pour l’enfiler. L’enfant dyspraxique n’aime pas faire des puzzles ou d’autres jeux de construction (Légos®). En maternelle, ce manque d’entrain pour les activités manuelles peut passer à tort pour une marque d’opposition et masquer les difficultés jusqu’à ce que l’enfant apprenne à écrire, vers cinq, six ans. L’apprentissage de l’écriture est difficile : en particulier la copie des lettres. L’enfant avec une dyspraxie visuo-spatiale peut garder longtemps une écriture en « bâtonnets » alors que ses camarades de classe écrivent en cursives et lettres attachées au CP.

 

Quels sont les critères de diagnostic ?
Le diagnostic de dyspraxie est proche de celui de trouble de l’acquisition de la coordination (TAC). Il repose sur des critères diagnostiques précis :
- Les habiletés visuo-constructives et graphiques sont nettement en deçà du niveau intellectuel verbal et interfèrent de façon significative sur la réussite scolaire ou les activités de la vie courante et de loisirs.
- Les performances dans les activités quotidiennes nécessitant une bonne coordination motrice peuvent être au contraire en rapport avec l’âge réel de l’enfant et de son niveau intellectuel verbal.

 

Le diagnostic : sur quels examens ?
Le diagnostic de dyspraxie nécessite plusieurs examens spécialisés :
- Un bilan ophtalmologique et parfois orthoptique.
- Un bilan psychologique : tests de QI verbal et non verbal.
- Un bilan psychomoteur et/ou ergothérapique.
- Un examen médical neuropédiatrique pour rechercher aussi les causes et/ou les éventuels problèmes associés :

  • un retard psychomoteur pendant la première enfance,
  • une Infirmité Motrice Cérébrale,
  • des séquelles d’hémiplégie droite néonatale,
  • une prématurité,
  • un syndrome neurogénétique identifié comme le syndrome de Williams-Buren,
  • certaines formes d’épilepsie de l’enfant,
  • un syndrome TDA-H,
  • un syndrome d’Asperger,
  • une hydrocéphalie,
  • un traumatisme crânien.

 

Quelles prises en charge et quels types d'aménagements scolaires ?
- Une prise en charge ergothérapique. S’il n’y a pas d’ergothérapeute : une prise en charge en psychomotricité fine par un(e) psychomotricien(ne).
- Des aménagements scolaires :

  • Pour les problèmes d’écriture : ordinateur ou écriture en lettres majuscules tolérées.
  • Présence d’une AVS :
  1. pour les problèmes d’organisation dans l’espace (d’un livre, d’un cours, d’un texte, d’une carte de géographie…);
  2. pour l’apprentissage en calcul : pour les difficultés d’écriture proprement dites des chiffres, les risques d’erreurs de disposition des opérations dans l’espace de la feuille de cahier, et de confusion de signes mathématiques (prendre un x pour + ).
  3. pour l’apprentissage de la lecture : car la composante visuelle de la lecture est fragile (dyslexie visuo-attentionnelle) avec des erreurs de saut de lignes et des confusions de lettres visuellement proches (b au lieu de d).

- Le contact avec les associations :
www.dyspraxie.org
www.dyspraxie.info
www.123dys.fr
www.dyspraxie.free.fr