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Mon enfant a une dyscalculie
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L'enfant devient « mathématicien » quand il parvient à maîtriser la numérosité mais aussi les algorithmes de calcul et des faits arithmétiques. Certains enfants, que l'on qualifie de dyscalculiques, éprouvent des difficultés toutes particulières à apprendre et maîtriser ces connaissances ou une partie importante de ces connaissances.
L’enfant apprend au fil de sa scolarité les tables d’opérations. Généralement il débute avec l’apprentissage des tables d’addition et de soustraction avant d’aborder celle de la multiplication. Cet apprentissage va permettre la mise en mémoire de faits arithmétiques qui seront réactualisés lors des calculs. « Je sais que 2+2 = 4, que 5+3 = 8., et que 6 x 2 = 12 ». Les enfants de six, sept ans peuvent réaliser des additions simples en activant des faits arithmétiques en particulier les doubles (2+2 = ? ; 3+3 = ?; 5+5 = ? ). En revanche, quand les nombres sont différents (5 +2 = ?), ils comptent en s’aidant des doigts. La connaissance des faits arithmétiques ou tables d’additions, de soustractions, voire de multiplication, permettent d’aborder des situations plus complexes de calcul, en particulier quand les additions et les soustractions, posées par écrit, comportent deux ou trois chiffres (ex : 234-127 = ? ). Toutefois, la seule activation des faits arithmétiques ne permet pas de résoudre correctement ce genre d’opération. Pour se faire, l’enfant doit apprendre les algorithmes de calcul.
Résoudre des additions et soustractions dont les opérandes comportent chacune plusieurs chiffres (ex : 324 + 62) nécessite de mettre en même en œuvre un certain nombre de procédures séquentiellement organisées. Ainsi l’enfant va apprendre le savoir-faire, le comment s’y prendre, pour résoudre de tels calculs : débuter le calcul par les unités situées à la droite des nombres écrits, noter la retenue en cas de changement de dizaine, et avancer dans le calcul en s’intéressant aux chiffres immédiatement à gauche de l’unité. Dans le cas de la soustraction, ne pas tenir compte de la retenue (a), et soustraire l’unité du nombre du bas à celle du haut (b) sont des exemples de « bogues » rencontrés chez les enfants de huit, neuf ans. Calculer nécessite la manipulation mentale et coordonnée de plusieurs sortes de connaissances, (les faits arithmétiques et les algorithmes de résolution). Dans ce contexte, les difficultés d’apprentissage en mathématiques vont renvoyer à l’altération d’un type particulier de connaissances numériques. Ainsi, le retard d’acquisition en arithmétique suggère plusieurs types de dyscalculie de développement possibles.



Quels sont les critères de diagnostic ?
Le diagnostic de dyscalculie est évoqué quand :
- Les aptitudes en mathématiques, évaluées par des tests standardisés, sont nettement au dessous du niveau escompté, compte tenu de l’âge réel, de la scolarisation et du niveau intellectuel évalué aux tests de QI.
- Les difficultés interfèrent de façon significative avec la réussite scolaire et les activités de la vie courante faisant appel aux mathématiques.
- S’il existe un déficit sensoriel, les difficultés en mathématiques dépassent celles habituellement associées au déficit sensoriel.


Il existerait plusieurs types de dyscalculie
- Dyslexie numérale : « mauvaise » lecture des chiffres et nombres (« neuf » pour « 1 » ; « quatre-vingt-deux » pour 85 ; « sept cent dix-huit » pour 711 etc…). En dictée de nombres, « vingt et un » écrit « 28 » et en lecture « deux cent trente-cinq » lu « deux cent vingt-deux ».
- Dyscalculie des faits arithmétiques : difficultés d’apprentissage des tables et des faits arithmétiques avec des difficultés à résoudre des additions et soustractions simples (6+4 = ? ; 7-3 = ?). Ces enfants mettent plus de temps que les enfants ordinaires à trouver les solutions car ils utilisent le comptage (en particulier sur les doigts).
- Dyscalculie procédurale : difficultés spécifiques à apprendre des algorithmes de résolution avec des erreurs d’algorithmes lors de la réalisation des soustractions (169 – 25 = 125).
- Dyscalculie spatiale : confusions de signes arithmétiques (x pour +), les inversions de chiffres susceptibles d’apparaître dans l’écriture (« 3 » –> € ), et les difficultés à disposer dans l’espace graphique les opérations (erreurs d’alignement des chiffres en colonnes).


Le diagnostic : sur quels examens ?
Le diagnostic de dyscalculie nécessite plusieurs examens spécialisés :
- Un bilan psychologique : tests de QI verbal et non verbal.
-Un bilan orthophonique de type logico-mathématique.
- Un examen médical neuropédiatrique : pour rechercher aussi les causes et/ou les éventuels problèmes associés :
- une épilepsie,
- un traumatisme crânien,
- une grande prématurité.


Quelles prises en charge et quels types d’aménagements scolaires ?
- Une prise en charge orthophonique de type logico-mathématiques.
- Un soutien scolaire (AVS) et aménagement scolaire lors des leçons de mathématiques.
- Le contact avec les associations :
www.apedys.org
www.reseau-normandys.org