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Mon enfant est autiste
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L’autisme est un trouble Envahissant du Développement (TED) qui se définit par l’apparition précoce (vers dix-huit mois, deux ans) d’un trouble du contact et de la communication qui s’associent le plus souvent à une restriction des intérêts et des activités répétitives et stéréotypées. Le trouble du contact se manifeste par une recherche d’isolement, une fuite (qui peut être active) du contact interpersonnel, une absence de contact oculaire soutenu avec la personne, plutôt des regards périphériques (de biais), des mimiques émotionnelles mal ajustées aux contextes, plutôt pauvres envers les personnes et à l’inverse plutôt expressives envers certains objets ou détails visuels de l’environnement (lumières). Dans l’évolution, l’enfant avec autisme peut parvenir à apprendre à interagir, éprouver un partage affectif, avec ses parents, ses frère et sœurs, mais gardera une grande difficulté à interagir avec ses pairs (hors du contexte familial). L’autisme est très souvent associé à un trouble du développement du langage. Certains enfants avec autisme n’atteindront jamais le niveau de l’expression verbale fluide et garderont une compréhension des phrases très limitée. D’autres enfants vont apprendre à parler, tardivement, le plus souvent par écholalie, immédiate et différée. L’enfant répète des mots et des phrases extraites de dessins animés ou séries télévisées. La confusion d’articles ou de pronoms est typique (« la » pour « le » , « je » et « tu »). Les enfants avec un autisme dit de haut niveau (QIs > 70) vont développer un vocabulaire particulièrement précis, avec une facilité à mémoriser des mots techniques nouveaux. Le langage social sera toujours difficile et la prosodie du langage mal ajustée, avec un manque d’initiative pour engager la conversation, D’une manière générale, l’enfant avec autisme oriente son intérêt vers un objet ou un type d’objet à l’exclusion des autres. Le plus souvent, les objets qui retiennent ainsi son attention sont utilisés dans des activités répétitives : les objets ronds que l’enfant fait tourner, les objets longs et fins, tels une brindille ou un crayon sont agités devant ses yeux. Dans d’autres cas, les activités répétitives concernent également le corps, et sont décrites aussi sous le terme de stéréotypies posturales (balancements, les flappings ou battements d’ailes et jeux de doigts devant les yeux). La restriction des champs d’intérêt est généralement associée à une grande intolérance face au changement et à l’imprévu avec très forte anxiété qui oblige une ritualisation des situations, des trajets, des activités, du déroulement de la journée. L’enfant avec autisme de bon niveau, peut développer des centres d’intérêts, très spécialisés, dans des domaines de connaissances spécifiques ou de technologie spécialisée (dieux égyptiens, modèles de robinets, les puits, les superficies des pays africains…). Ces centres d’intérêts sont le plus souvent envahissants.

 

Quels sont les critères diagnostiques ?
Le diagnostic d’autisme repose sur la mise en évidence de signes précis qui témoignent d’une :
- Altération qualitative des interactions sociales dans l’utilisation de comportements non verbaux tels le contact oculaire, la mimique faciale, les postures, les gestes pour réguler les interactions sociales avec une incapacité à établir des relations sociales avec ses pairs, un défaut de partage des émotions, intérêts ou réussites et un manque de réciprocité sociale ou émotionnelle.
- Altération qualitative de la communication : avec un retard ou une absence de développement du langage oral (sans tentatives de compensation par les gestes ou la mimique), un usage stéréotypé et répétitif du langage (jargon, écholalie…), une absence du jeu de faire semblant (défaut d’imitation sociale).
- Caractère restreint, répétitif et stéréotypé des comportements, des intérêts et des activités, avec une préoccupation circonscrite à un ou plusieurs centres d’intérêt, une adhésion « inflexible » à des habitudes ou rituels non fonctionnels, des maniérismes moteurs stéréotypés et répétitifs et des préoccupations persistantes pour certaines parties des objets.

 

Le diagnostic : sur quels examens ?
Le diagnostic d’autisme (de Trouble Envahissant du Développement) découle d’un ensemble d’examens coordonnés par un médecin spécialiste, pédopsychiatre et/ou neuropédiatre travaillant dans une structure pluridisciplinaire.
- Un bilan ORL et de l’audition.
- Un bilan ophtalmologique.
- Un bilan psychologique : tests de QI verbal et non verbal.
- Un bilan orthophonique.
- Un bilan psychomoteur.
- Un examen neuropédiatrique et pédopsychiatrique pour rechercher aussi les causes et/ou les éventuels troubles associés :

  • une surdité,
  • un retard mental,
  • un syndrome neurogénétique : syndrome de l’X fragile, syndrome de Rett,
  • un trouble Envahissant de Développement non spécifié.

 

Quelles prises en charge et quels types d'aménagements scolaires ?
- Une prise en charge éducatives (TEACCH, ABA).
- Une prise en charge de la communication (orthophonie, groupe).
- Une prise en charge des habiletés sociales (en petits groupes).
- Des aménagements scolaires avec une aide individualisée (AVS, SESSAD) pour aider l’enfant dans les moments de transition (récréation, changement d’activités, de lieux..), pour aider l’enfant dans les apprentissages qui nécessitent d’anticiper, d’imaginer une solution, de planifier et comprendre des consignes orales. Pour des informations pratiques (sur la notion de spectre autistique, sur l’intégration scolaire et les prises en charges) on peut consulter le guide européen des « Bonnes pratiques cliniques et éducatives » à télécharger sur les sites :
www.autismeurope.org

www.autisme-apprentissages.org

- Le contact avec les associations :
www.autisme.france.free.fr

www.autisme.fr

www.sesame-autisme.org

www.proaidautisme.org

www.arapi-autisme.org

www.leapoursamy.com